Agenda de l’IDP

Groupe de travail Bio-Maths

Modélisation(s) mathématique(s) du réseau de neurones à GnRH
Anne Duittoz
jeudi 16 février 2017 15:30 -  Tours -  Salle à préciser

Résumé :
Les neurones à GnRH sécrètent la neurohormone GnRH (Gonadotropin Releasing Hormone) qui est le chef d’orchestre de la fonction de la reproduction chez les mammifères. Une des caractéristiques de cette hormone est son mode de sécrétion pulsatile. Les variations de la fréquence de pulsatilité sont responsables des cycles hormonaux et ovariens chez les femelles de mammifère. Une fréquence élevée est responsable de la croissance folliculaire et précède l’ovulation, une fréquence faible est responsable de la période lutéale qui prépare l’utérus à la nidation de l’embryon. Les variations de fréquences sont le résultat d’intégration de signaux hormonaux ou extérieurs (via le système nerveux). La fréquence de base (sans rétrocontrôle hormonal) de la sécrétion de GnRH est « élevée », c’est à dire un pulse toutes les 20 minutes chez une souris, 1 pulse toutes les 50 minutes chez une brebis ou une femelle singe rhesus, 1 pulse toutes les 100 minutes chez la vache. Cette périodicité est très lente comparée aux phénomènes périodiques à l’échelle du neurone : pour l’activité électrique spontanée des neurones à GnRH de souris la période est de # 300ms, pour l’augmentation de la concentration intracellulaire de calcium précédant la sécrétion, la période est de # 20 s. Notre hypothèse de travail repose sur l’idée que le pulse de sécrétion est la résultante d’une propriété du réseau de neurones à GnRH. La modélisation à l’échelle cellulaire et de la population neuronale (réseau), permettra-t-elle de comprendre ce mécanisme ? Les résultats de modélisation et d’expériences biologiques seront présentés sous forme d’aller et retour entre l’in silico et l’in labo !

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